Sur ce blog, j’ai abordé plusieurs types de voyages que je pratique et affectionne : les trips au long cours, les vacances à l’étranger de quelques semaines ou encore les séjours en France à bord de notre vieux combi VW… Mais il y en a un que je n’ai jamais traité. Il s’agit du camping, et plus particulièrement du camping sauvage.

Pourquoi faire du camping sauvage ?

Le principal avantage, et aussi le plus évident de ce type de vacances, est le coût de l’hébergement : gratuit !

Enfin dans une certaine mesure…

En effet si le camping sauvage permet d’éviter de payer un emplacement dans les campings traditionnels ou des chambres d’hôtels, il faut quand même prendre en compte le coût d’achat du matériel. Si vous partez de zéro, il faut commencer par les grands classiques (tente, matelas, duvet, réchaud, gamelles, etc…). Puis vous pouvez envisager de vous équiper plus spécifiquement pour le camping sauvage (réserves d’eau, pelle, douche solaire, etc… ). Ces derniers ne sont pas indispensables mais utiles pour voyager dans de bonnes conditions.

L’ensemble de l’équipement peut représenter une belle somme, en particulier pour du matériel de haute qualité, indispensable pour des randonnées en conditions difficiles. Mais cet investissement est à relativiser au regard des économies que vous ferez dans la durée.

L’autre immense avantage du camping sauvage, c’est le sentiment de liberté qu’il procure. Partir à l’inconnu, se poser où on a envie, dormir à la belle étoile, faire un feu de camp, être autonome… Avoir cette agréable sensation de sortir du système, de faire un truc différent des autres touristes et voyageurs. Bref se faire un petit « Into the wild » !

Et bien non !

Si vous voulez éviter le maximum de problèmes avec les autorités, d’ordre logistique ou encore climatique et faire votre périple dans le respect des règles et d’autrui, le camping sauvage se prépare bien plus qu’un trip au camping municipal sur la côte.

Le camping sauvage est-il légal ?

Avant toute chose, levons immédiatement un doute : le camping sauvage est légal en France.

Mais légal ne veut pas dire autorisé partout et surtout n’importe où.

Dans un de ses articles, François du très bon blog Randonner malin aborde en détail les lieux où il est autorisé de planter sa tente. En fait, le camping sauvage est autorisé là il n’y a pas d’interdiction… Et les interdictions sont assez nombreuses, ce qui nécessite un minimum de préparation avant de partir.

Dans le même esprit, il est bon de distinguer le bivouac du camping sauvage. Le premier étant bien plus toléré que le second. Le bivouac correspond à un campement léger (sans voiture par exemple) et d’une seule nuit (du coucher au lever de soleil) au même endroit. Avec le camping sauvage, on est un peu plus « installé » et équipé. C’est ce qui pose problème aux autorités.

Pour profiter pleinement des soirées à la belle étoile, j’ai préparé une liste des points importants à prendre en compte pour partir en camping sauvage.

6 conseils pour préparer son camping sauvage

Camping au Lake Louise (Alberta, road trip Canada)

1. Bien se renseigner sur sa destination : même si vous ne savez pas exactement où vous allez planter votre tente, vous savez au moins dans quel coin vous vous rendez. Contactez les mairies ou les parcs nationaux afin de connaître les zones interdites. Cependant, l’improvisation fait parfois bien les choses. Un soir d’été en Catalogne avec des amis, nous ne trouvions pas d’endroit convenable pour la nuit. Un peu en galère sur la route, des policiers venus nous contrôler nous ont finalement escorté vers un superbe espace vert ! Nous n’aurions pas pu trouver meilleur spot.

2. Trouver l’emplacement idéal pour le campement : privilégiez les endroits discrets, éloignés des routes, des zones de passages et des habitations. Fuyez évidemment les falaises (en haut et en contrebas) ainsi que l’abri des arbres isolés. Les cuvettes sont aussi des endroits à proscrire car elles peuvent s’inonder rapidement.

Si vous dormez dans un champ, regardez s’il est cultivé ou utilisé pour les bêtes. Pour l’anecdote (en Espagne toujours, mais au Pays Basque cette fois-ci), nous avons eu la surprise de voir un troupeau de brebis et de boucs paître à quelques mètres de nos tentes. Ca aurait pu être plus sportif avec des taureaux…

3. S’éloigner des rivières : la vue est magnifique, le cadre magique, ça fait de superbes photos mais les rivières sont clairement à déconseiller comme spot de camping. Il s’agit de zones à risque en cas de crues des eaux, humides, propices aux insectes et surtout très bruyantes ! Le bruit de l’eau c’est charmant mais ça peut empêcher de dormir. Cela vaut aussi pour les bords de mer.

4. Pour allumer un feu de camp, bien se renseigner auprès des mairies pour connaître les éventuelles interdictions et prendre les précautions d’usages, à savoir : dégager correctement le sol pour éviter la propagation du feu, prévoir de quoi étendre les flammes rapidement (eau, sable, terre, couverture…), mettre le foyer dans un endroit abrité du vent, etc…

5. Oser aller vers les autres : Qui dit camping sauvage ne veut pas dire devenir sauvage soit même. Pour squatter ne serait-ce qu’un petit bout de terrain chez des particuliers, veuillez toujours demander l’autorisation avant de vous installer.

6. Respecter les lieux : lors du départ, rendez l’endroit tel qu’il était lors de votre arrivée.

À vous de jouer maintenant ! Profitez de la nature et des paysages magnifiques que la France a à nous offrir. Et si c’est vraiment trop contraignant, rien ne vous empêche d’alterner camping sauvage et camping traditionnel. Très nombreux sur notre territoire, vous n’aurez que l’embarras du choix.

Liens utiles :

Et vous, adepte du camping sauvage ou du bivouac ? Si non, pourquoi n’êtes-vous pas fan ? Par peur ? Besoin d’un peu plus de confort ?


Crédit photo New York : Zach Klein
Crédit photo Feu de camp : Photophilde
Crédit photo Camping : Nick Bramhall

Vous en pensez quoi ?