Pourquoi manqué ? Car au lieu d’y passer un mois comme prévu initialement, nous n’avons finalement passé que 5 jours. Et pourquoi presque manqué ? Car si les plans initiaux sont tombés à l’eau, Koh Tao a eu le temps de nous révéler quelques coins et aspects zapés lors de notre 1er passage en 2010, par manque de temps. Mais surtout, ce « court » séjour nous a donné beaucoup plus de flexibilité pour la suite de notre voyage au pays du sourire et du pad thaï. Explications.

Merci le « slow travel » : on change tout le programme !

Ce voyage en Thaïlande était principalement motivé par mon envie de progresser en plongée. Avec 15 descentes au compteur et une certification plongée profonde, je voulais profiter des tarifs avantageux de Koh Tao pour terminer mon Advanced et pourquoi pas aller plus loin avec le Rescue. Avec Vanessa, nous avions donc prévu de passer un mois sur cette île du Golfe de Thaïlande. D’ailleurs à ce propos, si vous vous posez la question d’aller à Koh Tao alors que vous ne plongez pas, peut être que cet article vous apportera quelques éléments de réponses.

Les conditions météos en ont décidé autrement : temps un peu gris, manque de lumière, beaucoup de vagues et par conséquent des conditions de plongée loin d’être optimales.

La longue durée de notre voyage (2 mois) nous offrant toute latitude pour revoir nos plans, nous avons donc complètement chambouler notre programme et itinéraire. Ce qu’on devait faire au début, on le fera à la fin.

Et c’est tout aussi bien comme ça !

En effet ce mois passé sur l’île devait nous permettre de préparer (à peu près) les grandes étapes du mois suivant durant lequel nous devions voyager en itinérance. Préparation qui passe à la trappe et nous jette sur les routes sans roadmap. On suit le soleil, direction l’Ouest et Koh Phayam.

Comme je le disais juste avant, c’est finalement une bonne chose.

Le slow travel offre liberté, simplicité et plaisir

Dans un article à propos de ce projet de voyage, j’expliquais souhaiter goûter aux plaisirs du slow travel. Cette manière de voyager alternative invite à lever le pied et à prendre le temps de la découverte. Le slow travel passe également par le fait d’essayer de réduire (un peu) son empreinte écologique en privilégiant les transports collectifs locaux (bus, trains etc…) plutôt que les vols internes. Le déplacement devient partie intégrante du voyage. Il ne se limite plus à un trajet d’un point A à un point B. Je suis tenté d’utiliser une formule un peu bateau mais qui résume plutôt bien le principe : privilégier la qualité à la quantité.

Dans cette optique, nous avons donc fait en sorte d’avoir du temps devant nous pour ce voyage.

On peut parcourir à notre rythme le sud de la Thaïlande au feeling, au gré de nos envies et rencontres. Nous avons récemment passé le stade de la moitié de notre voyage et nous ne sommes qu’à Koh Lanta. Dans le retroviseur : Bangkok, Koh Tao, Koh Phayam, Khao Sok, Krabi et Koh Phi Phi. Et dans le viseur, il nous reste encore Koh Lipe, Koh Phangan, Koh Tao (again) et Bangkok (again) pour finir.

Ca peut paraitre beaucoup pour certains.

Mais on a largement pris notre temps. En tout cas, bien plus que ce que nous avions prévus. Ce temps nous a mené tranquillement mais surement vers des destinations que nous n’avions pas en tête avant de quitter la France (Krabi et Phi Phi Island notamment).

Sans jamais se presser.

En comparaison avec nos précédents voyages, je trouve qu’on prend bien plus de plaisir à voyager lentement.

Alors certes, par rapport à nos plans initiaux, on se déplace plus que si nous étions resté un mois à Koh Tao. Mais on se déplace quand on le souhaite. Les trajets sont moins longs. Des sauts de puces d’une ville à une autre, d’une île à sa voisine… Nous ne sommes pas dirigé par un impératif de temps (ou alors assez lontain… mi-mars pour le retour au pays).

Sans ce revirement, nous aurions sûrement dû « sacrifier » certaines étapes de notre voyage ou bien se résoudre à les faire aux pas de charge (si elles nous tenaient vraiment à coeur). Peut être même parfois au détriment de nos corps et envies. Mais franchement, ne pas être à l’écoute de soi-même dans un tel moment, serait pour le coup totalement stupide. Pourquoi devrions-nous nous presser constamment ?

Par ailleurs, ce rythme est idéal pour moi, travailleur nomade. Je peux ainsi me dégager plus facilement des plages de travail pour le blog et plancher sur les idées et projets qui fusent quand on ralentit un peu la machine.

Et puis Koh Tao, ce n’est que partie remise ! On y repassera dans quelques jours. Et vous, avez-vous déjà voyagé au long cours, en mode « slow travel » ?

Vous en pensez quoi ?